Zones minières: le mariage à courte durée, un secret pour certaines femmes pour avoir de l’argent

La sous-préfecture de Banora dans Dinguiraye est une zone minière riche en or. Dans cette localité, les chercheurs du métal précieux viennent de tous les horizons pour y travailler. La mine est envahie par des femmes pour pouvoir subvenir à leurs besoins.

Certaines parmi ces femmes se tissent des relations amoureuses avec des orpailleurs, à travers un mariage appelé  »Foudoukounin » ou mariage à courte durée en français.

A la rentrée du village, l’on a l’impression d’être dans un camp de réfugiés. Des tentes servant d’habitations sont installées. On y voit aussi des cases rondes et quelques maisons en tôle.

La sous-préfecture de BANORA, avec sa route poussiéreuse, est une  localité où l’or est   exploité. L’exploitation est certes traditionnelle, mais elle permet aux orpailleurs de soutenir  la charge de leurs familles.

« Il me faut travailler dur pour nourrir ma famille. Je suis là depuis 2008. Je fais ce travail, mais je n’ai pas eu encore la chance d’avoir une forte sommes » a confié Michel Kouroumah.

A Banora comme dans les autres  zones minières du pays, plusieurs femmes  mariées venues à la recherche de la fortune finissent par abandonner leurs maris, apprend-t-on.

Selon nos informateurs, celles-ci se lancent  dans une nouvelle relation appelée  »Foudoukoudounin’ ou mariage à courte durée avec les  »Kaladjanti » les ‘’orpailleurs’’ juste pour avoir de l’argent.

« Mariage  »foudoukoudounin », ce sont des femmes désertées de leurs maris qui n’ont pas pu prendre leurs responsabilités de les gérer dans les conditions normales. Elles quittent le foyer dans l’optique d’aller chercher de l’argent dans les mines d’or. C’est dans cette situation qu’elles nouent des relations temporaires avec les maîtres de mines  » Kaladjanti » pour en profiter » a révélé Ibrahima Diallo, orpailleur de son état.

Dans la recherche de l’or, la femme a un rôle important à jouer. D’où la présence massive des femmes dans les mines d’or.

Contrairement à plusieurs autres femmes, Djontan Camara, qui vient de Oulada dans la préfecture de Dabola, préfère travailler pour elle-même que de se livrer aux hommes pour avoir de l’argent.

« Avec ce travail, je me suis achetée des habillements. J’envoie aussi de l’argent à mes parents au village. C’est fatigant, mais en cherchant de l’argent, on ne doit pas se fatiguer » se vante-t-elle.

 Mata Malick Madou

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