Les plages de conakry : lieux de délinquance et d’insalubrité

Les plages sont de nos jours devenues des lieux de délinquance juvénile à Conakry. Normalement utilisées comme lieux de loisirs et de recréation, elles offrent plutôt une image de désolation, a constaté un reporter dewww.newsguinee.info.

Depuis quelques années, les plages sont officiellement fermées suite au drame survenu sur celle de Rogbanè dans la commune de Ratoma ayant coûté la vie à plusieurs personnes. Mais elles continuent à être prises d’assaut par des jeunes qui se livrent à de sales besognes, surtout les week end: drogue, alcool, chicha, tout y est.

« Personnellement, je ne consomme ni la drogue, ni l’alcool mais j’ai remarqué quand même que des jeunes les prennent » témoigne un jeune qui a requis l’anonymat, sur la plage de Bénarès située à Yimbayan Faban dans la commune de Matoto.

Au de-là de la consommation des stupéfiants, l’autre spectacle désolant est l’insalubrité sur cette plage où des ordures ménagères sont ça et là. Ce qui empêche les visiteurs d’accéder à certains endroits de la plage. « C’est difficile de bien se recréer sur les plages de Conakry. Elles ne sont ni sécurisées, ni réglementées, ni assainies. C’est pourquoi, moi je n’y fréquente presque pas » explique Fatoumata Baldé, une étudiante rencontrée sur place.

« Quand on quitte l’école, on n’a pas un endroit pour se distraire. Mes amis et moi nous venons sur les plages pour nous amuser mais franchement, l’atmosphère n’est vraiment pas appréciable », déplore Amadou Kourouma. « Certains jeunes consomment la drogue sans gène et c’est sale. Pourtant, on nous demande une somme de cinq mille francs à l’entrée » poursuit-il.

En l’absence de lieux de loisirs publics convenables, les plages malgré leur fermeture par les autorités, attirent certains jeunes. Leur gestion, leur réglementation et leur sécurisation interpellent l’Etat.

Kadiatou Kouboura BALDE

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