Fête du 1er mai : aboubacar soumah empêché de saluer le premier ministre

La fête internationale du travail a été célébrée ce 1er mai dans le monde. A Conakry, Gouvernement, Syndicats et Patronat se sont donné rendez-vous au palais du peuple pour partager leur joie. La célébration de cette fête, a une fois de plus montré le désamour entre Aboubacar SOUMAH, secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) et ses pairs syndicalistes et le Gouvernement.

Devant le premier Ministre, Mamady YOULA, des membres du Gouvernement et les secrétaires généraux de la Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée (CNTG), Amadou DIALLO et de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), Louis M’Bemba SOUMAH, des travailleurs du secteur public et privé parés d’uniformes, ont défilé à l’occasion de cette fête. Les orateurs les ont nommément cités en lisant les pancartes qu’ils brandissaient. Mais les partisans du SLECG tenant leur pancarte, ont défilé sans être annoncés par les maitres de cérémonie. Selon une source digne de foi, l’interdiction de citer le SLECG aurait été ordonnée par Amadou DIALLO qui ne reconnait pas la légalité d’Aboubacar SOUMAH.

Ovationné par ses partisans, Aboubacar SOUMAH qui est arrivé à l’esplanade du palais a accédé à la tribune officielle après une tentative d’empêchement des forces de l’ordre. Il a tendu la main à El hadj Souleymane Sy SAVANE (celui dont il se dispute le leadership au SLECG) qui lui a tendu la sienne mais  avec une mine serrée. Ensuite, il s’est dirigé vers le premier Ministre, Mamady YOULA, mais il a été stoppé par le garde du corps de ce dernier et  sera alors obligé de se trouver une place derrière les officiels.

Au terme des défilés et des discours officiels, le syndicaliste Aboubacar SOUMAH se confie à la presse : « Etant donné que l’USTG est l’un des membres organisateurs de la fête, nous nous sommes donné le droit de nous présenter et de défiler », déclare-t-il en précisant qu’il n’avait pas été invité à la cérémonie.

« Qu’on nous empêche de serrer la main aux autorités, peu importe. L’essentiel pour nous est que nous avons participé à cette fête et partagé la joie avec l’ensemble des travailleurs », relativise Aboubacar SOUMAH.

La célébration de la fête internationale du travail intervient à la veille du début des négociations entre le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG)et les autorités autour de l’augmentation du salaire des enseignants à 8 millions de francs guinéens, comme convenu dans le protocole d’accord ayant mis fin à la grève déclenchée par Aboubabar SOUMAH entre février et mars 2018.

Invité par l’Inspecteur général du travail, Dr Alia CAMARA pour les négociations le 04 mai prochain, le syndicaliste pose un préalable: « L’inspecteur général du travail a adressé une lettre à M. Aboubacar Soumah et non au secrétaire général du syndicat. Nous lui avons écrit une correspondance lui demandant d’écrire une lettre en bonne et due forme adressée au secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée qui est signataire du protocole d’accord ».

Kadiatou Kouboura BALDE

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