Education : le slecg décidé à aller en grève à partir du 03 octobre

À quelques jours du démarrage de l’année scolaire 2018 – 2019, le bureau exécutif national du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), a tenu une assemblée générale ce mardi 25 septembre 2018, au cours de laquelle un mot d’ordre de grève sur toute l’étendue du territoire national a été lancé.

C’était dans une salle archicomble que le secrétaire général, Aboubacar SOUMAH a expliqué que considérant le non-respect du protocole d’accord signé le 13 mars 2018 ; considérant la suspension des négociations suite à la déclaration du Premier ministre et considérant le refus délibéré du gouvernement de relancer les négociations en dépit de la bonne volonté du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée que : « le SLECG a décidé de déclencher une grève générale et illimitée sur toute étendue du territoire guinéen dans le secteur éducatif à partir du 03 octobre 2018 », a déclaré Aboubacar SOUMAH.

Pour le second chargé de la communication du SLECG, Gbamy Adrien, ce mot d’ordre de grève consiste à donner une valeur aux enseignants guinéens et cette motivation des enseignants s’explique par le fait que les enseignants ne veulent plus vivre dans la précarité et veulent un changement dans leur vie.
Pour lui, les enseignants guinéens sont les plus délaissés en Afrique de l’Ouest : « c‘est pourquoi ils ont fait une prise de conscience pour l’acquisition des huit millions réclamés », a insisté M. Gbamy.
Plus loin, le secrétaire général du SLECG déclare que le bureau exécutif national invite tous les enseignants et enseignants-chercheurs de Guinée à observer ce mot d’ordre de grève en restant à leur domicile. Il invite également les parents d’élèves à garder leurs enfants à la maison pour la réussite de ladite grève.

Cependant le bureau exécutif national précise que seul Aboubacar SOUMAH, secrétaire général du SLECG est habilité à suspendre ou à lever le mot d’ordre de grève après consultation de la base.

Au nom de tous les enseignants présents et absents, le mot d’ordre de grève a été signé par le secrétaire général et mis à la disposition d’une commission créée à cet effet pour le dépôt des copies dudit courrier dans les différents départements ministériels concernés.

Toutefois, les syndicalistes affirment que la grève se poursuivra, même si le gouvernement répond par une reprise de dialogue, il n’y aura pas de suspension jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.

Saran TRAORÉ

 

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