Ebola en rdc : 211 cas dont 131 décès confirmés par les autorités du pays

L ’épidémie à virus Ebola refait surface très sévèrement du côté de la République Démocratique du Congo. Les autorités de ce pays ont confirmé ce lundi 15 octobre 2018, de nouveaux cas de fièvre hémorragique à Beni, dans le Nord-Kivu. Pour le moment, il y a eu 211 cas dont 131 décès, selon le ministre en charge de la santé en RDC.

C’est une situation qui semble difficile à cerner par les congolais. Même si le ministère de la santé et l’OMS avaient procédé à une intervention rapide en ciblant les six provinces à risque. A Beni dans l’est du pays, des personnes porteuses du virus ont été identifiées.

Le docteur Éric Delaporte, directeur à l’Institut de recherche pour le développement estime qu’une zone frontalière est synonyme d’une circulation intense. « Des frontalières où il y a beaucoup de passages entre les gens, avec une donnée  supplémentaire, c’est cette zone rouge. Cette épidémie est très compliquée. Comme d’habitude, ça commence à bas bruit et puis progressivement la chaîne de transmission des contacts fait que ça peut prendre de l’ampleur. Sur les deux dernières semaines il y a eu autant de cas sur l’épidémie du Congo de l’est que celle du Congo de l’ouest. On est également au niveau d’une zone frontalière même cas de figure que l’Afrique de l’ouest des années 2014 2015 2016 », a-t-il renseigné.

La Maladie persiste, pourtant les autorités sont engagées dans le combat.  L’OMS avaient également assisté le département de la santé  dans les provinces ciblées en dépêchant une équipe pour former notamment les responsables sanitaires de la région sur comment détecter un cas suspect et réagir face à celui-ci.

« En 24heures, on a pu avoir des résultats c’est ce qu’on doit avoir partout » a indiqué le docteur Gervais Folefack, responsable du programme des urgences à l’OMS.  Autres difficultés, le suivi des contacts qui est un parcours de combattant.

Pour s’assurer que les personnes qui ont été en contact avec des malades déclarés d’Ebola ne développent également pas des symptômes pour éviter qu’ils contaminent d’autres à leur tour, docteur Bathé Ndjoloko coordinateur de la riposte contre l’épidémie a souligné que : «la forte densité humaine est une forte mobilité, des populations sont des particularités auxquelles les  autorités n’ont pas eu à faire face dans d’autres provinces. Résultat, elles ne peuvent mettre main sur tout le monde ».

Il faut signaler que ce pays est attaqué par cette fièvre hémorragique depuis plus de six mois et les agents sont à arrache-pied pour maîtriser l’épidémie.

Hadja Kade Barry

 

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