Devoir de mémoire : 64 ans après, m’balia camara célébrée

Le mouvement Sekoutouréîsme dans la logique de promouvoir les acquis et le combat des héros pour l’indépendance et dans sa posture de lutte contre l’impérialisme s’est rendu dans Tondon, village natal de M’Balia, tuée le 9 février 1955 alors qu’elle protestait contre les méandres de la colonisation. L’objectif était de rendre un hommage mérité à cette icône de l’histoire guinéenne.

Cette date fut instituée par les autorités de la première république comme la fête nationale des femmes en Guinée.

La présidente des femmes du mouvement, Fantagbè Touré, avant de parler de M’balia Camara, a tout d’abord remercié les autorités locales pour l’accueil.

«Cette cérémonie commémorative qui nous rassemble aujourd’hui, nous le disons ici haut, est symboliquement très fort, car, il ne s’agit pas seulement d’un simple regard sur le passé mais de démontrer ce qu’a été un fait majeur de l’histoire de ce pays, la République de Guinée. Célébrer l’histoire, c’est comme se munir d’une torche pour éclairer le présent. La lumière de cette torche qui a caractérisé notre pays est indispensable pour notre essor collectif. Nos héros auxquels on ne cessera jamais de rendre hommage, constituent l’énergie qui alimente cette torche permettant d’éclairer le présent » a-t-elle indiqué dans ses propos.

Après une visite dans les locaux où habitait M’balia Camara et du lieu où elle fut tuée, la cité M’balia, les membres du mouvement Sekhoutoureisme ont pris contact avec les sages du village et les coépouses de l’héroïne pour leur apprendre la vie de l’icône.

Un satisfécit a été remis à son fils pour saluer et honorer les combats menés par M’Balia.

Iso Abdoul Latif

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